L’être humain n’as pas le monopole de l’intelligence

Depuis toujours, on nous a appris que ce qui distinguait l’être humain de l’animal était son intelligence. Cette affirmation est non seulement prétensieuse mais fausse. Outre le fait que l’Homme est le seul être de la terre à détruire consciemment et volontairement son milieu de vie, de récentes études démontrent une forme quasi-humaine d’intelligence pour plusieurs espèces.

 L’intelligence animale continue de surprendre les scientifiques

Associated Press (AP)  Randolph Schmid13/03/2009 08h38

Des singes qui font du calcul mental, des pigeons capables de reconnaître des images distinctes: selon les dernières études scientifiques sur les capacités mentales des animaux, les êtres humains pourraient bien ne plus pouvoir prétendre à être les seuls à se projeter dans l’avenir et anticiper.
«Nous, humains, devrions faire attention à nos egos», s’amuse Edward Wasserman. Ce professeur de psychologie expérimentale de l’université de l’Iowa a démontré que les pigeons et les babouins étaient capables, tout comme les êtres humains, de faire la différence entre des images similaires, comme des triangles et des points, et d’autres symboles.
Autrement dit, ces animaux savent identifier un concept, souligne le scientifique, «et ils ont passé le test haut la main».
En vingt ans, la compréhension de l’intelligence animale a fait des progrès spectaculaires. Non seulement les animaux se servent d’outils, mais il semble que certains planifient leur utilisation, explique Nicola Clayton, professeur de cognition comparée à l’université de Cambridge en Grande-Bretagne.
«Avant, on pensait que l’idée de planification était propre à l’être humain», affirme Clayton, «On sait désormais que ce n’est pas le cas». La chercheure donne l’exemple des corbeaux, qui stockent de la nourriture pour le lendemain et trouvent même des moyens de la protéger des vols. De quoi rendre obsolète l’expression «cervelle d’oiseau», sourit-elle.
L’intelligence des corbeaux n’en finit pas d’étonner les chercheurs: Alex Kacelnik, professeur d’écologie comportementale à l’université britannique d’Oxford, qualifie ainsi le corbeau de Nouvelle-Calédonie de «meilleur utilisateur d’outils du règne aviaire». Cet oiseau utilise des outils, mais surtout il les fabrique en tordant et en entortillant des morceaux de fil pour pêcher dans des endroits inaccessibles autrement.
«Ce que nous décrivons chez différents animaux montre qu’on retrouve parfois des capacités proprement humaines parmi d’autres espèces», décrit Kacelnik.
Parmi ces facultés, celle de compter. Jessica Cantlon et Elizabeth Brannon se sont penchées sur la manière d’envisager les nombres sans utiliser le langage chez les humains adultes et bébés, chez les lémuriens et les macaques.
Après avoir vu de façon répétée le même nombre d’objets dans des groupes à l’aspect différent, les enfants remarquent si le nombre d’éléments a changé. Il en va de même pour les macaques, qui savent évaluer grossièrement un groupe d’objets.
Les scientifiques cherchent maintenant à déterminer si les singes comprennent le concept du zéro.
Ces études mettant en évidence de plus en plus de similarités entre intelligence humaine et intelligence animale peuvent surprendre certaines personnes, avoue Ed Wasserman. Le but est de comprendre à quel point la capacité de réflexion est généralisée dans le règne animal, explique-t-il, et «les éléments que nous collectons nous surprennent en permanence».

 

Bienvenue dans le monde du ... |
SEA POSITIVO |
CFDT CARREFOUR BASSENS |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MaYaK se construit
| mémoires
| Ecole de Saint-Rabier